C’est un Suivi Environnemental
au rabais qui nous est imposé !
Le 27 mars, vient d'avoir lieu une réunion du comité de pilotage du Suivi Environnemental Global (SEG) du pays roussillonnais.
Les associations ont été placées devant le fait suivant: le SEG doit être porté par tous les acteurs, ce qui veut dire que si vous n’approuvez pas la méthode que l’on vous impose, vous porterez la responsabilité de l’échec.
En clair, prière de faire des concessions, nous
(pouvoirs publics) on n’en fera pas !
Il faut le dire et l’écrire parce que ça c’est passé ainsi et avec l’autorité voulue. Il est évident que tout cela va laisser des traces.
Toutes nos demandes formulées depuis deux ans sont passées à la trappe, à savoir :
- étude d’imprégnation des habitants
- prise en compte du risque radiologique
- présence d’un tiers expert ou d’une assistance maître d’ouvrage.
Ceci étant les 3 demandes les plus importantes, répétées au cours de nos nombreux courriers.
Tout en sachant que depuis le début de ce SEG :
- seules les émissions de 12 entreprises sont concernées (plus le trafic routier)
- on occulte la centrale nucléaire
- on occulte la plateforme des Roches.
Il y avait une différence d’interprétation entre d'une part la DGPR (direction générale de la prévention des risques), initiatrice de l’IEM (interprétation de l’état des milieux) l'étude voulue pour le SEG, et la Drire et la sous-préfecture d'autre part. Cette différence porte sur la réalité des mesures de l'état de notre environnement. Et bien non, il n’y a pas de différence d’interprétation et il n’y a même pas lieu d’avoir un débat sur ce sujet.
Il sera simplement « concédé » que l’on enlève le "si" à la formule très ambiguë: « études complémentaires SI nécessaire ».
La bonne méthode, c’est ce qu’on vous propose et l’on découvre alors dans la présentation des changements qu’il faut digérer au fur et à mesure, sans possibilité d’avoir une copie en fin de la réunion. Pour cela, il faudra attendre le compte rendu officiel.
Donc, il y aurait deux phases, seule la première phase est financée.
C’est celle où l’on collationne les données, recensement et interprétation. Elle devrait coûter 133 000 € HT.
La deuxième phase, celle des « mesures complémentaires nécessaires », c'est à dire de vraies mesures dans l'environnement, devrait faite l’objet d’un 2° cahier des charges et d’un 2° financement. Il est très difficile de savoir si elle concernera ou pas tous les rejets ou seulement des rejets déclarés en excès. Elle serait financée par les collectivités et les industriels, mais comment financer sans budgétisation ?
Nous attendons le CR officiel pour en savoir plus.
Ce qui est sûr, c'est que les associations vont devoir dépenser beaucoup de temps et d'énergie tout au long de cette étude si on veut qu'elle permette réellement de connaître l'état de notre environnement…
D'autant plus qu'on nous a à nouveau refusé l'étude d'imprégnation des habitants que nous demandons depuis le début.
L'étude d'imprégnation aux polluants des
habitants fait peur aux pouvoirs publics !
Ce serait pourtant le meilleur moyen de savoir ce qu'il en est de la contamination des habitants. Mais on nous le refuse au prétexte de l'absence de valeurs de référence: "Bien sûr qu'on trouverait beaucoup de polluants, mais on ne saurait estimer la gravité de cette charge en polluants en l'absence de valeurs de références officiellement reconnues et cela inquiéterait la population inutilement"…
Or, pour de très nombreux scientifiques, de cancérologues comme le Professeur Belpomme
(ARTAC: http://www.artac.info/static.php?op=ReponsesExposition.txt&npds=1 )
« ce n’est pas la dose qui fait le poison, mais la répétition des doses, autrement dit la durée d’exposition aux agents cancérigènes. C’est à dire que des doses très faibles, à la limite du seuil de détection par les appareils de mesure actuels, si elles sont renouvelées pendant une période de temps suffisamment prolongé peuvent à terme induire des cancers. »
Mais cela, nous n'avons pu l'expliquer lors de la réunion du 27 mars, face à la pression pour nous faire accepter ce suivi environnemental tel qu'on nous l'impose.